Le chemin, les outils et les choix derrière MémoThéra

La conception outil thérapie commence rarement par une idée abstraite ou un plan produit sur une feuille blanche. MémoThéra est née d’une discussion très concrète autour d’un café avec Emmanuelle Dumond, psychologue. Elle m’a partagé une difficulté bien connue des praticiens en ICV : la gestion des souvenirs thérapeutiques. Trop de feuilles volantes, trop de fichiers éclatés, trop de temps perdu à organiser ce qui devrait être fluide.

Ce jour-là, quelque chose a résonné. J’avais moi-même suivi une thérapie ICV pendant plusieurs années. En l’écoutant, j’ai fait le lien entre ce que je vivais côté patiente et ce que vivait le·a thérapeute. J’ai commencé à poser des questions à d’autres professionnels. Les réponses étaient unanimes : il manquait un outil. Pas un énième logiciel de gestion généraliste, mais un vrai support clinique pensé pour la méthode.

Observer, interroger, construire avec le terrain

Avant d’écrire une ligne de code, j’ai pris le temps d’observer les pratiques. Comment les souvenirs signaux étaient collectés, triés, utilisés en séance. Comment les thérapeutes composaient leurs protocoles à la main. Comment le suivi émotionnel pouvait être maintenu quand on a de nombreuses notes éparpillées.

J’ai interrogé plusieurs praticiens : leurs besoins, leurs frustrations, leurs contraintes. Que faisaient-ils avant chaque séance ? Combien de temps passaient-ils à retrouver leurs notes ? Quels étaient les moments où l’organisation devenait un frein plutôt qu’une aide ? Ces conversations m’ont permis de comprendre que le problème n’était pas seulement organisationnel. Il touchait à la charge mentale, à la continuité thérapeutique, à la qualité de la présence clinique.

C’est à partir de cette matière brute que la conception outil thérapie MémoThéra s’est dessinée. Une application web sobre, intuitive, sécurisée, entièrement pensée pour accompagner la structuration clinique du travail en ICV, sans jamais prendre trop de place dans la relation patient-thérapeute.

Des choix techniques au service du soin

MémoThéra est une Progressive Web App, compatible avec ordinateurs et tablettes. Ce format permet de l’installer comme une application classique, sans passer par les stores. L’avantage ? Une mise à jour instantanée sans intervention de votre part, et une expérience utilisateur fluide.

L’essentiel du stockage se fait en local, garantissant une maîtrise complète de vos données. Vos informations patient ne quittent jamais votre appareil. Aucun serveur externe n’a accès à vos notes cliniques. Cette architecture local-first était un choix fondamental dès le début du projet.

La sécurité est au cœur du dispositif. Le chiffrement des données sensibles protège vos informations même si quelqu’un accédait physiquement à votre appareil. L’authentification forte vérifie votre identité à chaque connexion. Le masquage rapide vous permet de cacher instantanément l’interface si quelqu’un entre dans votre bureau. La déconnexion automatique après inactivité prévient les oublis.

J’ai fait le choix de ne pas déléguer le développement. Chaque décision technique, chaque interface, chaque interaction a été conçue en lien étroit avec les usages cliniques. L’application repose sur des technologies robustes (React pour l’interface, Dexie.js pour la base de données locale, Supabase pour l’authentification, Stripe pour les paiements, CryptoJS pour le chiffrement) mais sans complexité inutile. L’enjeu n’était pas l’innovation technique en soi, mais l’adéquation entre outil et terrain.

Une application spécialisée, pas une plateforme généraliste

MémoThéra n’est pas un outil généraliste. Ce n’est pas non plus une plateforme connectée à des bases de données externes ou un logiciel de gestion administrative. C’est un outil individuel, structurant, spécialisé pour la méthode ICV.

Il a été pensé pour les psychologues et psychiatres formés à l’Intégration du Cycle de Vie, qui veulent un appui clinique concret pour mieux suivre, organiser et analyser les trajectoires thérapeutiques de leurs patients. Chaque fonctionnalité répond à un besoin identifié sur le terrain.

La gestion des souvenirs signaux est claire et hiérarchisée, classée par âge pour respecter le principe de chronologie qui structure la méthode. Les séances sont paramétrables avec des indicateurs précis : moyens de régulation émotionnelle utilisés, feedback émotionnel du patient, nombre de répétitions effectuées. L’interface s’efface derrière la séance au lieu de l’interrompre. Vous n’avez pas besoin de chercher, de cliquer dans trois menus différents, de vous demander où noter telle information. Tout est là où vous en avez besoin, au moment où vous en avez besoin.

Chaque fonctionnalité a été testée, ajustée, allégée. Pas de superflu. Seulement ce qui soutient votre pratique clinique quotidienne.

Continuer à construire avec les praticiens

MémoThéra entre aujourd’hui en phase de déploiement progressif. Mais rien n’est figé. Le projet continue d’évoluer au rythme des besoins réels. J’avance avec prudence, en lien avec les praticiens testeurs, pour affiner l’outil sans jamais trahir l’esprit de la méthode.

Cette approche de co-construction n’est pas une posture marketing. C’est une nécessité. Vous connaissez votre pratique clinique infiniment mieux que moi. Mon rôle est de traduire vos besoins en fonctionnalités techniques qui vous facilitent la vie sans dénaturer votre travail. Votre retour terrain est la boussole qui guide chaque évolution de l’outil.

Ce projet n’aurait jamais vu le jour sans les retours d’Emmanuelle, sans mes propres séances ICV qui m’ont permis de comprendre la méthode de l’intérieur, sans les thérapeutes qui ont pris le temps de répondre à mes questions et de tester les premières versions. C’est pour eux et avec eux que MémoThéra a été construit.

Une démarche entrepreneuriale au service de la pratique clinique

Créer un outil spécialisé pour une méthode encore peu connue du grand public représente un pari. Le marché est restreint, les besoins sont spécifiques, la concurrence des outils généralistes est forte. Mais c’est précisément cette spécialisation qui fait la valeur de MémoThéra.

En travaillant en solo sur ce projet, j’assume toutes les casquettes : développement, design, relation client, communication, gestion administrative. Cette polyvalence a un avantage : la cohérence. Chaque décision est prise avec la même vision d’ensemble, le même respect de la méthode, la même exigence de simplicité.

Le modèle économique est transparent : un abonnement mensuel accessible, sans engagement, avec un essai gratuit pour tester l’outil en conditions réelles. Pas de frais cachés, pas de vente forcée de fonctionnalités inutiles. Si vous constatez que MémoThéra vous fait gagner du temps et réduit votre charge mentale, l’abonnement devient un investissement rentable. Sinon, vous arrêtez, simplement.

Vous voulez en savoir plus sur MémoThéra ? Découvrez comment l’outil fonctionne concrètement, consultez la documentation complète ou testez gratuitement avec deux patients. (Lien vers page « Pour les thérapeutes » ou FAQ produit – à définir : MémoThéra ou créer une page dédiée)

Questions fréquentes

Pourquoi avoir développé seule plutôt qu’avec une équipe ?

Développer seule me permet de garder une cohérence totale entre les retours terrain et les décisions techniques. Chaque évolution est pensée avec la même vision globale, sans compromis imposés par des contraintes d’équipe ou de financement externe. Cela rend le processus plus lent, mais plus fidèle aux besoins réels.

Comment assurez-vous que l’outil respecte la méthode ICV ?

Chaque fonctionnalité est testée et validée par des praticiens ICV en exercice. Je ne prétends pas avoir l’expertise clinique que vous avez. Mon rôle est de traduire vos besoins en outil technique, pas de définir comment vous devez pratiquer. Les retours des thérapeutes testeurs sont la seule boussole qui guide le développement.

Est-ce que MémoThéra peut évoluer pour d’autres méthodes thérapeutiques ?

Pour l’instant, MémoThéra est entièrement pensée pour l’ICV. À moyen terme, une adaptation pour l’EMDR ou d’autres approches centrées sur le trauma est envisageable, mais uniquement si elle peut se faire sans diluer la spécialisation actuelle. L’objectif n’est pas de créer un outil généraliste, mais de bien servir les méthodes pour lesquelles il a été conçu.

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